Oh Bure !

Oh BURE, atomisée et militarisée !
Oh BURE, pauvresse
traînée des boues insanes
hideuses gangues bétonnées  !
Oh BURE, ta robe radioactive
te siérait-elle à ce point d’orgue,
en cette barbarie,
comme une main militariste
dans un gant d’uranium ?

Empoisonnée à n’en plus pouvoir
des viles corruptions, la république
violemment pollueuse
enfouissant honte
et culpabilité souterraines
t’a choisi comme immonde poubelle !
Gravement déshonorée ta terre
durement violentée ton âme
Pour des millions damnés !

Néfastes lobbys nucléaires 
influences souterraines toxiques
incommensurable agressivité politique
promoteurs assidus de l’ordure
du cancer, des malformations 
des mutations incontrôlables
des risques incalculables
violeurs en séries de la terre mère
irresponsables, ignominieux et pervers 
N’en finissent pas de souiller la vie !

Méchamment plus puissants
que la démocratie soumise
ils imposent salement
l’excrément atomique !
Déféquant en ton cœur et pour l’éternité
Traitée pire qu’une fosse septique !
Plantée bien trop profondément
la dague infectée à jamais
irradie les centres névralgiques !
Aux cœurs indignés de rage 
de  l’humanité édifiée, 
chassée des bois sauvages
des légitimes et courageuses révoltes !

L’inhumanité, au contraire,
légitimée de force !
Seuls donc les forces
jusqu’aux dents acérées d’acier,
Dirigées des plus méchantes mains
prises dans la mise à sac environnementale
Peuvent aujourd’hui obliger à subir
L’ignoble et criminelle souillure
L’impasse néolibérale
Enfouit sa terrible impuissance
En son bétonnage surarmé

Oh Bure, ta robe austère fait de toi la victime
des pires démons qui soient !
L’avenir de ta terre et de ses habitants
très lourdement chargés
de trop sombres menaces
Sous l’éternel bras militaire
en ces cercles autoritaires
abusivement vicelards !

Maltraitante l’autorité !
Plus que jamais castratrice !
Bannière affolante du cynisme
Et de l’hypocrisie brandie
Mensongèrement se prétend « démocrate » !
Elle se moque bien de ce que ça veut dire
jouissant plus que jamais
de son pouvoir absolu nocif :
Un droit inique à l’intoxication massive
entre les crocs venimeux
des pires gangs

Et, n’ayant donc plus rien à dire
et plus que jamais à subir
L’abominable !
En cette époque mortifiée
dans sa chair irradiée
le peuple, à son ordinaire,
Oh BURE meurtrie,
Comme ta robe
est marron  !
Mais gageons
Qu’un jour enfin faste et créatif
L’humanité épanouie
saura faire intelligemment
de tout ce poison enfoui
Un élixir de vie !

  • YPS

L’illustration est issue d’une toile de Salvador Dali, « Galatea des sphères », peinte en 1952. Source Wikipédia

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