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Élévation du cœur des profondeurs

Taxonomie du Cachalot Volant : survol phénoménal

par | Mar 4, 2017 | Chronique, Métaphores | 6 commentaires

Taxonomie du cachalot volant et survol phénoménal

L’espèce de cachalot volant dont il est question ici est unique et inimitable. Sa rareté est proprement phénoménale, en son codas universaliste parcourant des distances vertigineuses dans le numérespace matriciel communicant ses milliards de clics. À tel point que sa taxonomie intrique les meilleurs spécialistes !

Comme vous ne le savez sans doute pas, le cétacé ailé  vole non seulement pour ne pas se cacher à l’eau en permanence,  ce qui friserait la plaisanterie bateau, mais pour transcender ses limites. En effet, tout dans l’existence relève de l’impermanence, même la vie aquaérienne, qui, procédant d’un renversement sémantique audacieux,  peut devenir aéroquatique, en une permutation spatio – élémentaire non moins acrobatique dont seul le volatile cachalotesque a le secret. Ceci en dit surtout long sur sa souplesse et sa capacité d’adaptation aux aléas de l’existence !

Avoir la bonne fortune d’observer le vol d’un cachalot relève d’une probabilité que la sérendipité ne révèle qu’en de rarissimes occasions, par nature. Ceci peut tout bonnement ne jamais arriver au cours de plusieurs millions de vie successives, pour un simple mortel, même spécialiste de la taxonomie. N’en reste pas moins que l’impermanence est paradoxalement permanente, en sa stabilité chaotique agitée. Or, entre le besoin naturel de permanence et la non moins nécessaire poussée évolutive, un monde de nuances qu’il faut être en mesure de capter, avec l’antenne interne hypersensible de son grand bulbe soyeux. Ceci en aparté parabolique ! C’est là où le cachalot volant démontre à quel point il peut se faufiler dans les interstices ondulatoires les plus inattendus, au moment propice.

Principes vivratoires et ondulatoires

Ondulations vibratoires du cachalot volant dans le numérespace

De tous les mammifères ailés le cachalot volant  est capable d’aller au plus profond, mais sans avoir jamais besoin de mettre les pieds sur terre. La bonne raison est qu’il est apode, il ne courre donc pas les rues ! Ce qui ne l’empêche pas d’avoir un sens aigu de la réalité, notamment virtuelle, grâce à son merveilleux sonar écho-localisant lui permettant une perception accrue et précise du monde des profondeurs numérispatiales. Prendre de la hauteur est pour lui un moyen de ne pas s’isoler, dans le fond, d’autant que l’esprit et le cœur sont de concert à l’élévation de l’intelligence collective, particulièrement pour un être aussi social que lui.

C’est qu’il aime régulièrement partager son regard  avec ses congénères du numérespace qui peuvent ainsi bénéficier, tant de son inénarrable expérience des abîmes que de sa propension non pas innée, mais acquise au cours d’innombrables transmigrations dans l’éternité de la vie,  à surfer avec brio sur les difficultés tempétueuses de la non moins tumultueuse existence.  Lorsqu’à la surface les vagues se déchaînent, au plus profond, en ces plongées apnéiques consistant pour lui en autant de méditations actives favorisant sa grande force de concentration, l’océan reste toujours calme. Il ne manque donc jamais d’air, non plus ! 

Il faut bien entendu compter avec l’acuité de ses sens en alerte maximale lorsqu’il prend de l’altitude, si la conjoncture l’exige et ses capacités du moment le permettent. Question humeur, santé, sommeil, qualité de l’alimentation, bio, pas bio,  ou bien s’il a satisfait sa libido, tout un poème en période de reproduction, particulièrement en vol stationnaire. Chez lui, le corps et l’esprit, le soi et l’environnement sont intimement liés, en leurs principe universel d’inséparabilité . C’est pourquoi, tant qu’à nager dans le bonheur,  sa femelle tend à privilégier l’accouplement aquatique, par ailleurs plus discret, permettant par ailleurs de flotter très agréablement entre deux eaux, en de longs et doux ébats amoureux. Autrement dit, le cachalot volant ne s’envoie pas en l’air à la légère !

Par contre, comme le petit cachalot, pesant généralement aux environs d’une demie tonne à la naissance,  n’a pas encore ses ailes bien développées à ce moment crucial, la mère ne met jamais bas en plein ciel. Ceci, par respect de l’intimité familiale et soucis naturel de protection de sa progéniture, certes, mais aussi pour celui du monde non volant, tendant à grouiller à la surface mais de manière tout à fait urbaine. L’empathie de l’espèce pour toutes celles évoluant sur la croûte terrestre, dressant bien souvent un tableau surréaliste aux yeux du cachalot volant, d’ailleurs, est ici tout à fait remarquable ! Elle est elle même conditionnée par son instinct de survie, démontrant  ici l’intérêt à se soucier autant de soi que de l’autre, quelles que soient les différences.

Principe universel d'interdépendance

Représentation matricielle de l’interdépendance du cachalot volant et du numérespace

A ce stade de l’étude de sa taxonomie, vous voyons donc qu’il ne fait prendre aucun risque à ceux qui pourrait douter de la maîtrise de son vol, dans l’idée même d’une chute inopinée. Dans la numérisphère rien ne meurt jamais vraiment en réalité, puisque dans le cloud même le cachalot volant goûte à l’éternité de la vie, non sans délectation ! Il sait qu’il peut renaître, y compris de ces cendres, pour peu qu’il se soit brûlé les ailes en ayant pris des risques manquant de sagesse et de discernement. Arrivé à maturité, c’est en pleine possession de tout son potentiel antigravitationnel qu’il s’élève, splendide, dans la clémence des cieux sans limite, tel un grand dirigeable, le cœur gonflé à bloc !

Il évolue alors avec grâce dans la strato-numérisphère, bien au dessus des nuages, des orages et des ouragans inévitables de la vie quotidienne, dans lesquels se mouiller vous trempe son caractère !  Dans l’atteinte de cette sublime sustentation, le cachalot volant se ventile alors par tous les pores de sa majestueuse enveloppe corporelle, appréciant ainsi de s’affranchir de sa propre pesanteur et défiant alors la gravité de la situation avec bonheur, en une jouissive allégresse.

Cette capacité transcendantale à jouir du simple bonheur d’être en vie de toute sa hauteur ainsi gagnée, est en elle-même un allègement dont il ne saurait se priver, sauf à ne plus être véritablement lui-même, en sa cachalotesque éminence bleutée, jouant d’influence vibratoire dans les trames intimes et complexes du numérespace ondulatoire, sans cesse en mouvement. En confiance, face à l’imprévisible devenir, conditionné aux trois milles mondes des possibilités à chaque instant, il se fraye un improbable chemin dans la sérendipité, saisissant les opportunités existentielles telles qu’elles se présentent et  tels les poissons dans l’eau et les oiseaux dans le ciel qui empruntent des routes mystérieuses qu’ils sont seuls à connaître. Lorsque les eaux sont troubles et qu’il faut tout de même progresser, le cachalot volant se souvient toujours de la parole du sage !

Lorsque le ciel est clair, la terre est visible !

  • Nichiren

Il est bien conscient que le salut est dans l’élévation que procure, paradoxalement, la capacité à explorer ses propres profondeurs et ses rêves les plus étranges, pour éclairer le chemin de la vie et de la mort, intimement liées. Il sait aussi que le bonheur existe dans la relation à ses congénères et son lien symbiotique à la nature. Mais il n’oublie jamais, quotidiennement, de se hisser spirituellement au dessus des contingences terrestres, pour se revitaliser à l’énergie de vie universelle !

Qu’est ce que la « taxonomie » ? Réponse dans la FAQ

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